ânichon: n.m. Petit âne (au propre au figuré). Claudine Fréchet (2003: 24)...(1ère éd.1997).

Signalé par le Trésor de la langue française informatisé (TLFi) comme suit:

"néol., terme affectif. Petit âne :

Vers Pierre-Couverte, la Dorothée, qui passait fière comme un pou sur l'épaule d'un prêtre, jeta, par hasard, le regard sur son âne. Elle tendit le cou, l'envisagea d'un côté, puis de l'autre, et demeura éberluée. Au sortir de l'écurie, pourtant, elle l'avait vu tout blanc, à son ordinaire. Et maintenant, qu'est-ce que cela voulait dire? À Boissières, la prédiction lui revint à l'esprit. L'ânichon changeait de mine, se couvrait de raies, devenait rayé comme une couverture.


POURRAT, Gaspard des montagnes, À la belle bergère, 1925, pp. 107-108.

ÉTYMOL. ET HIST. Ca 1535 (Frere JEAN GACY, Deplorat. de la cité de Genefve, Poés. fr. des XVe et XVIe s., IV, 97 ds GDF. : Las! a malheur j'ay nourry l'asnichon, Et receu l'ours, baudet et baudichon). 1611, COTGR.

Demeuré vivant dans les dialectes de Savoie, du Doubs et de la Suisse romande où il est attesté au sens de « petit âne » (Valais, Fribourg), de « enfant ignorant, benêt » (Vaud, Neuchâtel), Patois Suisse romande, s.v. ânichon.
Dér. de âne*; suff. -ichon (-iche*, -on*).
STAT. Fréq. abs. littér. : 13
."

 

Sources:

Claudine Fréchet, 1997, 2003, Dictionnaire du Parler de la Drôme, Editions et Régions.

 

Trésor de la langue française informatisé:

http://stella.atilf.fr/Dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=3994119825;